« Nos coeurs à la fenêtre »- Lara Fabian

Pandémie, un mot que nous n’utilisions JAMAIS. Mais vraiment jamais.

Et puis le vendredi 13 mars 2020 c’est devenu notre mot de 8 lettres le plus obsessionnel.

Ce jour là, Stella n’ira plus à l’école pendant 3 mois.

Ce jour là, Raphaël travaillera depuis la maison pour une durée indéterminée.

Ce jour là, notre vie va changer.

Je me prends à aimer cette vie au quotidien.

Au vue des souffrances que cette maladie est en train de générer dans le monde, j’ai un peu honte de dire que c’est une bulle enchantée.

J’adore faire l’école à la maison. Stella aussi ça tombe bien!

On a une chance folle, il fait incroyablement beau, nous avons un grand jardin, on vient de finir d’importants travaux sur notre maison, permettant à Raphaël d’avoir son étage pour faire du télétravail. Pour nous, cet arrêt de vie sociale est une chance.

C’est un moment qui nous permet de réfléchir à nos vies, à nos buts. Où en sommes-nous? A respectivement 43 et 45 ans on se dit qu’on ne peut plus se permettre de dire:

« on fera ça plus tard ».

Et si il n’y a pas de plus tard? L’épée de Damoclès on l’a perpétuellement au-dessus de la tête, mais là, on la voit! On la sent!

Avec cette pandémie cela déclenche au sein de notre trio une prise de conscience: Ne peut-on pas vivre autrement? Vivre une vie qui nous rempli pleinement? Qu’est ce qu’on risque à découvrir le monde? Doit-on absolument suivre le chemin de l’école?

Et si finalement il y avait plein de routes devant nous mais que nos oeillères nous faisaient marcher uniquement sur le « droit chemin ».

Et puis, après une année où tout ceci mûrissait de manière différentes chez chacun de nous, Raphaël a eu une opportunité folle: Une fenêtre s’est ouverte.

Une fenêtre professionnelle qu’on attendait pas, même si je reste persuadée qu’il n’y a pas de hasard dans la vie!

Tout à coup on se prend à rêver: On pourrait partir? Oui, c’est vrai, mais personnellement je n’ai jamais voulu le faire, pu le faire. Je ne voyais qu’un seul chemin. Et puis, je ne me voyais pas quitter mes parents. Comment partir en laissant une vie construite ici.

Celles et ceux qui me connaissent depuis longtemps savent que nous avons traversé tellement de choses.

I-M-P-O-S-S-I-B-L-E de partir.

Mais c’est sans compter notre determination et une résilience que nous avons acquise durant cette année de pandémie (ha ce mot!)

Du coup, pourquoi ne pas vivre l’expérience d’une destination ensoleillée?

Cette fenêtre s’est ouverte, que fait-on de ça? On prend cette chance? C’est maintenant où jamais! Il vaut mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets. On prend cette fenêtre ouverte qui nous apporte un vent de fraîcheur.

Dubaï s’est imposée à nous comme une évidence. Pour une entrepreneuse comme moi, c’est le rêve, des idées et la possibilité de les mettre en place.

Pour Stella, c’est surtout l’apprentissage de l’anglais qui la motive et tous les sports praticables sur place.

Raphaël lui, y voit une opportunité d’investir et une vision plus globale de son travail. L’idée de tant de possibilités est grisante.

C’est sûr: on s’installe à Dubaï.

Isabelle

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Auteur : Isabelle

Food consultant, Travel addict, Mother, Passionate, Crazy in love, Art maker, Writer

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