« Un monde nouveau » – Feu! Chatterton

Go! Direction l’exposition universelle. Dubai 2020.

« Il faut avoir fait une exposition universelle au moins une fois dans sa vie »

Mais qui dit ça? Il y en a marre de ces phrases toutes faites qui culpabilisent les gens. Non, il ne faut pas FORCEMENT avoir fait une exposition universelle dans sa vie. Si vous le faites tant mieux et sinon tant pis!

Nous on a eu la chance d’arriver juste avant sa clôture le 31 mars.

Le site de l’expo est situé tout au sud de Dubaï et mesure 400 hectares, soit plus de 600 terrains de foot. Il y a 192 pays représentés par un pavillon à visiter. Les 3 thèmes principaux sont: La durabilité, la mobilité et les opportunités.

C’est parti pour une visite qui nous prendra la journée en marchant plus de 16 kilomètres.

Une des 3 portes d’entrée de l’Expo, qui mêle le passé et le présent: des motifs de moucharabieh (cloison ajourée des pays arabes) fabriqués en mélange de fibre de carbone et de résine, filé en brins si fins qu’ils pourraient faire 5 000 fois le tour de la terre s’ils étaient disposés bout à bout. 

Ce qui m’a vraiment plu dans cette expo c’est l’angle de la durabilité. (Sustainability en anglais.)

Elle est présente dans toute l’expo, surtout dans le pavillon Terra, qui tort le cou à toutes les idées préconçues que l’on peut avoir sur Dubaï.

Il faut savoir que Dubaï n’est pas qu’une ville d’influenceurs malgré ce qu’on essaie de vous faire croire dans 50 minutes inside! 😉 C’est une ville qui souhaite être totalement durable et verte d’ici à 2050. Des tas d’efforts sont mis en place dans la ville et dans l’Emirat. (Je vous en parlerais plus tard).

On apprend à l’expo que les Tilapia, poissons qui supportent bien la chaleur et l’eau salée, sont élevés en aquaculture durable. Leur eau saline est ensuite utilisée également pour la culture des salicornes.

On découvre aussi comment nourrir les peuples des déserts avec des fermes verticales durables. C’est l’avenir pour nourrir les peuples.

On fait un tour en véhicule à air compressé, on mange local (Hé oui! beaucoup de fermes à Dubaï), l’énergie du pavillon Terra est quasiment à 100% solaire, les goodies vendus comme par exemple une casquette sont tous recyclés, on peut se déplacer en vélo électrique, on insiste sur le fait de recharger vos bouteilles d’eau plutôt que d’en acheter des nouvelles grâce à des stations d’eau. (qui sont d’ailleurs présentes dans tout Dubaï).

Les pavillons sont incroyables aussi…enfin pas tous! J’avouerai tranquillement que je n’ai pas réussi à faire les 192 pays! Plus de 3heures de queue par exemple pour le pavillon allemand!

Du peu que nous avons vu, la France était sans conteste un des plus interessants avec tout son savoir-faire mis en avant. L’Arabie Saoudite était fou! Les UAE avec son pavillon en forme d’aile de faucon était sublime, l’Angleterre avec son poème en intelligence artificielle étonnant, mais que dire de la Suisse? Le pavillon en extérieur était plein de promesses. Ce grand miroir où l’on se reflète… mais quelle déception à l’intérieur. Nous voilà pris dans le « fog », bruine où l’on ne voit même pas où l’on marche, des montagnes suisses. Ce pavillon avait au moins l’avantage de nous rafraichir… mais c’est ça la Suisse? N’y a t’il pas des innovations à montrer? notre EPFL? Nos trouvailles médicales… Ha! à la sortie y a Sprüngli et son chocolat… alors tout va bien!

Je plaisante, mais on a été déçus.

Une des belles oeuvres architecturales est certainement la fontaine de 13 mètres de haut, sur 360°. Elle mêle tous les éléments.

On l’observe bien depuis « Garden in the Sky », une plateforme tournante qui permet de survoler l’expo à l’intérieur d’un jardin.

On prend de la hauteur pour admirer le site

Après plusieurs heures de marche, avoir goûté à diverses cuisines du monde, on dit au revoir au petit robot de l’expo, Opti, et on rentre chez nous en en ayant pris plein les yeux!

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Auteur : Isabelle

Food consultant, Travel addict, Mother, Passionate, Crazy in love, Art maker, Writer

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