Ces étendues de sable orangé, cette couleur de soleil…
Pour visiter le désert, vous avez toutes les agences possibles et inimaginables qui vous proposeront des safaris, en quad, en 4×4, à dos de chameau, en buggy etc..
La seule recommandation que je puisse vraiment vous faire, c’est de louer une voiture.
Même si la circulation y est périlleuse, allez-y à votre rythme, mais prenez une voiture. Cela vous permettra de bouger autour de la ville, et notamment d’avoir l’indépendance d’aller seul dans le désert.
Attention, ne vous embarquez pas sans une bouteille d’eau! Et ne sortez pas trop des sentiers battus.
Si effectivement vous voulez être au coeur du désert, allez-y avec un professionnel. Mais si vous souhaitez juste un moment à vous, en famille ou en amoureux, vous pouvez sortir de la ville et vous rendre dans le désert d’Al Qudra.
C’est à 20 minutes du centre ville. Vous pouvez laisser votre voiture sur le bas côté et marcher ensuite dans le désert, c’est superbe.
Pour un barbecue n’oubliez pas d’emporter votre matériel et de ne rien laisser dans le désert. (Même les cendres!)
Vous pourrez y faire un souper romantique au coucher du soleil et profiter de cette lumière si particulière.
Les soirs où la lune est en fin croissant n’hésitez pas à venir voir les étoiles. Evitez les week-end car c’est un peu plus fréquenté.
Encore une fois, vous pourriez aller boire un cocktail, pieds nus, sur la plage d’un célèbre beach club… on ne vous en voudrait pas.
Mais il y a tant d’autres choses à faire! Comme la visite des écuries Al Jiyad par exemple.
Trouvées par hasard, sur la route des lacs, nous nous sommes arrêtés pour aller à la rencontre des chevaux. Les chevaux arabes sont très réputés, et même mentionnés dans le Coran. C’est une véritable institution. N’hésitez donc pas à visiter des écuries. Les gens sont très sympathiques et ouvrent volontiers leurs portes.
Aux écuries Al Jiyad, vous pouvez monter certains des 120 chevaux, leur donner à manger ou simplement visiter.
Compter environ 20 minutes depuis la Marina.
Nous ne sommes pas restés très longtemps car la chaleur monte déjà très vite. Nous ferons certainement un tour à cheval en octobre sous des températures plus clémentes si nous sommes encore là!
Lorsque l’on vient en touriste à Dubai, on ne pense pas forcément à sortir du rythme effréné et bouillonnant de la ville.
Pourtant, je vous conseille d’en sortir pour une journée ou pour une fin d’après-midi ou même une nuit si vous êtes fan de camping, et de vous rendre dans la région d’Al Qudra lakes.
Cela se situe au sud est de Dubai, le long de la D63 dans la réserve d’Al Marmoon.
Vous pourrez y observer des renards du désert, des oryx, mais particulièrement des oiseaux, car plus de 170 espèces vivent autour de ces lacs. Si vous avez de la chance vous pourrez voir un aigle des steppes ou l’outarde de macqueen qui sont deux espèces menacées.
Il y a des promontoires d’où l’on peut observer les oiseaux en toute tranquillité. Beaucoup de gens y viennent au coucher du soleil ou pour y camper. Prenez bien soin de nettoyer les lieux et de ne rien laisser trainer.
Un de ces lacs s’appelle le Love lake. il est en forme de deux coeurs entrelacés. Il faut pouvoir l’admirer depuis le ciel (des vols en montgolfières sont disponibles dans le désert).
Si vous n’êtes pas trop camping sauvage, il y a le Bab al Shams resort non loin de là, 5 étoiles qui propose de magnifiques chambres et mets arabes traditionnels.
Les lacs d’Al Qudra ou le Love lake sont gratuits, vous pouvez y venir quand bon vous semble. Pour un jogging, pour un pique nique, ou pour une journée loin du tumulte de la ville.
On a vraiment apprécié cette petite oasis de verdure et de nature sauvage, avec le chant des oiseaux, la paix et la sérénité.
Go! Direction l’exposition universelle. Dubai 2020.
« Il faut avoir fait une exposition universelle au moins une fois dans sa vie »
Mais qui dit ça? Il y en a marre de ces phrases toutes faites qui culpabilisent les gens. Non, il ne faut pas FORCEMENT avoir fait une exposition universelle dans sa vie. Si vous le faites tant mieux et sinon tant pis!
Nous on a eu la chance d’arriver juste avant sa clôture le 31 mars.
Le site de l’expo est situé tout au sud de Dubaï et mesure 400 hectares, soit plus de 600 terrains de foot. Il y a 192 pays représentés par un pavillon à visiter. Les 3 thèmes principaux sont: La durabilité, la mobilité et les opportunités.
C’est parti pour une visite qui nous prendra la journée en marchant plus de 16 kilomètres.
Une des 3 portes d’entrée de l’Expo, qui mêle le passé et le présent: des motifs de moucharabieh (cloison ajourée des pays arabes) fabriqués en mélange de fibre de carbone et de résine, filé en brins si fins qu’ils pourraient faire 5 000 fois le tour de la terre s’ils étaient disposés bout à bout.
Ce qui m’a vraiment plu dans cette expo c’est l’angle de la durabilité. (Sustainability en anglais.)
Elle est présente dans toute l’expo, surtout dans le pavillon Terra, qui tort le cou à toutes les idées préconçues que l’on peut avoir sur Dubaï.
Il faut savoir que Dubaï n’est pas qu’une ville d’influenceurs malgré ce qu’on essaie de vous faire croire dans 50 minutes inside! 😉 C’est une ville qui souhaite être totalement durable et verte d’ici à 2050. Des tas d’efforts sont mis en place dans la ville et dans l’Emirat. (Je vous en parlerais plus tard).
On apprend à l’expo que les Tilapia, poissons qui supportent bien la chaleur et l’eau salée, sont élevés en aquaculture durable. Leur eau saline est ensuite utilisée également pour la culture des salicornes.
On découvre aussi comment nourrir les peuples des déserts avec des fermes verticales durables. C’est l’avenir pour nourrir les peuples.
On fait un tour en véhicule à air compressé, on mange local (Hé oui! beaucoup de fermes à Dubaï), l’énergie du pavillon Terra est quasiment à 100% solaire, les goodies vendus comme par exemple une casquette sont tous recyclés, on peut se déplacer en vélo électrique, on insiste sur le fait de recharger vos bouteilles d’eau plutôt que d’en acheter des nouvelles grâce à des stations d’eau. (qui sont d’ailleurs présentes dans tout Dubaï).
Les pavillons sont incroyables aussi…enfin pas tous! J’avouerai tranquillement que je n’ai pas réussi à faire les 192 pays! Plus de 3heures de queue par exemple pour le pavillon allemand!
Du peu que nous avons vu, la France était sans conteste un des plus interessants avec tout son savoir-faire mis en avant. L’Arabie Saoudite était fou! Les UAE avec son pavillon en forme d’aile de faucon était sublime, l’Angleterre avec son poème en intelligence artificielle étonnant, mais que dire de la Suisse? Le pavillon en extérieur était plein de promesses. Ce grand miroir où l’on se reflète… mais quelle déception à l’intérieur. Nous voilà pris dans le « fog », bruine où l’on ne voit même pas où l’on marche, des montagnes suisses. Ce pavillon avait au moins l’avantage de nous rafraichir… mais c’est ça la Suisse? N’y a t’il pas des innovations à montrer? notre EPFL? Nos trouvailles médicales… Ha! à la sortie y a Sprüngli et son chocolat… alors tout va bien!
Je plaisante, mais on a été déçus.
Une des belles oeuvres architecturales est certainement la fontaine de 13 mètres de haut, sur 360°. Elle mêle tous les éléments.
On l’observe bien depuis « Garden in the Sky », une plateforme tournante qui permet de survoler l’expo à l’intérieur d’un jardin.
On prend de la hauteur pour admirer le site
Après plusieurs heures de marche, avoir goûté à diverses cuisines du monde, on dit au revoir au petit robot de l’expo, Opti, et on rentre chez nous en en ayant pris plein les yeux!